POLITICARD : « LE MOINS POURRI DES POURRIS GAGNE LA PARTIE ! »
Le jeu satirique de François Belley qui égratigne le pouvoir
Dans un contexte électoral particulièrement tendu – à un mois des élections municipales de mars 2026 et à plus d’un an de la présidentielle de 2027 –, François Belley, essayiste et producteur d’idées originaire du sud des Yvelines, lance Politicard, un jeu de cartes stratégique qui n’épargne personne.
Inspiré de faits réels et puisant directement dans les scandales politiques récents (abus de pouvoir, affaires financières, scandales sexuels…), ce coffret satirique, publié aux éditions Good Mood Dealer by Exergue (groupe Guy Trédaniel) et sorti le 19 février 2026, invite les joueurs à endosser le rôle d’opportunistes rusés.
Son slogan choc résume parfaitement l’esprit du jeu : « Le moins pourri des pourris gagne la partie !
»Portrait de l’auteur : François Belley, le producteur d’idées qui secoue la communication politique
Né en 1980, François Belley se définit simplement comme un « producteur d’idées. Rien d’autre ». Issu du monde de la publicité, il est également essayiste, romancier, conférencier et concepteur de jeux satiriques. L’ensemble de ses travaux est consacré à l’étude et à la critique de l’image politique, médiatique et numérique.
Sur son blog politiquespectacle.blogspot.com, il dénonce sans relâche le « trop-plein de communication » dans le champ politique et milite pour un retour au « silence et à l’action » authentique.
François Belley n’en est pas à son premier ouvrage ni à son premier coup d’éclat. Parmi ses livres les plus marquants, on peut citer :
• Le Nouveau Spectacle politique (2022), une analyse critique du spectacle politique à l’ère des réseaux sociaux ;
• L’Homme politique face aux diktats de la com (2023), préfacé par le philosophe André Comte-Sponville ;
• Petit Traité des idées à l’usage de ceux qui veulent se faire entendre (2025, éditions Trédaniel).
Côté jeux de société, il a déjà créé La Traversée de Paris (2024), un titre satirique devenu collector. Politicard s’inscrit dans la même veine provocatrice.
Comme il l’explique lui-même : « Je ne voulais pas refaire un livre, mais parler des affaires politiques par le prisme du jeu et de l’humour. Tout est véridique. »Un jeu à la fois divertissant et instructif : les coulisses du pouvoir en cartes
Politicard est une véritable photographie mordante de notre époque, un marqueur historique des usages et pratiques du pouvoir au XXIe siècle.
Les joueurs incarnent des politicards : ces figures obsédées par le pouvoir et par leur intérêt personnel, à l’opposé du vrai politicien, ce citoyen rare qui sacrifie sa vie pour l’intérêt général (« le Nous contre le Je »).Pris au piège d’affaires médiatiques inspirées de la réalité, les joueurs doivent s’en sortir par tous les moyens imaginables : éléments de langage bien rodés, contre-feux médiatiques, combines diverses, complots, manœuvres tactiques et alliances de circonstance.
Contenu du coffret (prix public conseillé : 23 €) :
• 108 cartes au total, dont :
• 48 cartes « affaire » (blanchiment d’argent, tentative d’agression sexuelle, etc.) ;
• 24 cartes « éléments de langage » (exemples célèbres : « Mais quelle indignité ! Vous n’avez pas honte ? » attribué à Nicolas Sarkozy, ou « Mon vieux chat est mort » de Joël Guerriau) ;
• 18 cartes « lâchage en règle » ;
• 9 cartes « entre les mailles » ;
• 4 cartes « immobilisation » ;

• 2 cartes « immunité » ;
• 3 cartes « sondage ».
• 1 poster récapitulant les règles.
Règles en résumé (de 2 à 6 joueurs, partie d’environ 20 à 25 minutes) :
À chaque tour, chaque joueur pioche 5 cartes. L’objectif principal est de résoudre le plus grand nombre d’affaires possible (5 affaires résolues pour remporter la victoire) en accumulant des points grâce à la logique, aux alliances temporaires et aux coups bas. On peut faire tomber ses adversaires en les plaçant en garde à vue ou en détention provisoire (ils sautent alors un tour), noyer un scandale dans d’autres affaires plus explosives, ou utiliser des sondages pour déconstruire des phrases choc.
Les graphismes, volontairement dans l’esprit du Canard enchaîné ou de Hara-Kiri, rappellent que « les ressemblances ne sont pas fortuites ».Au-delà du pur divertissement, Politicard vise un véritable sursaut citoyen : le jeu permet d’apprendre les coulisses du pouvoir, les mécanismes de la « mestinerie » politique, l’art de la communication positive et les exploits nécessaires pour clore une affaire. Il dénonce ainsi la dérive générale : selon un sondage IFOP/Cevipof récent, 74 % des Français considèrent les politiques comme corrompus.
Pourquoi sortir Politicard maintenant ? Une audace face à la défiance croissante« Les affaires judiciaires explosent avec les réseaux sociaux et la demande accrue de transparence », observe François Belley. Dans une époque marquée par la « quête totale du pouvoir » et la multiplication des candidats micro-partis, ce jeu alerte avec humour sur le manque d’authenticité et de sincérité en politique.
Déjà promu activement sur X (
@francois_belley
) et Instagram (
@francois_belley
), Politicard fait parler de lui dans les médias (Tocsin Média, Actu.fr, etc.).Où se le procurer ?
Le jeu est disponible sur Amazon, Fnac, Eyrolles, le site des éditions Trédaniel (editions-tredaniel.com) et bientôt dans les boutiques spécialisées en jeux de société.
Politicard n’est pas seulement un jeu : c’est un miroir ludique et corrosif de notre démocratie, digne d’une série Netflix. Le moins pourri l’emporte… pour l’instant. Prêt à jouer ?
REVUE DE PRESSE ET DOPINIONS ARTICLE DU 27 FEVRIER 2027 NICOLE FIORAMONTI
