SOIREE « ART, ART D’ECRIRE ET ECRITS D’ART » A LA GALERIE DU VERT GALANT LE14 JANVIER 2026

La soirée du mercredi 14 janvier 2026 à la Galerie du Vert Galant (52 quai des Orfèvres, 75001 Paris) a été un moment exceptionnel, intime et profondément engagé, placé sous le signe d’une défense passionnée de l’art authentique, de la littérature spirituelle et de la création loin des logiques marchandes dominantes.

Cette rencontre, intitulée « Art, Art d’écrire et écrits d’Art », a réuni une quinzaine d’invités artistes, écrivains, critiques, peintres et musiciens autour de lectures, débats, interventions et intermèdes musicaux.

L’ambiance était conviviale : apéro partagé (bouteilles et mets apportés par les participants), discussions animées jusqu’à tard dans la nuit, avec vue sur la Seine et l’atmosphère historique de cette galerie mythique (ancien appartement d’Yves Montand et Simone Signoret !).

Aude de Kerros et Maximilien Friche étaient les deux co-organisateurs :Peintre, graveuse, critique d’art et essayiste incontournable, Aude de Kerros (née en 1947) est une figure majeure de la critique acerbe de l’art contemporain. Formée aux Beaux-Arts et en gravure auprès de grands maîtres, elle a exposé plus de 85 fois en Europe et reçu des prix prestigieux (Institut de France, 1988). Mais c’est surtout par ses livres percutants – L’Imposture de l’art contemporain (2015), Sacré Art contemporain (2017), et d’autres – qu’elle s’est imposée : elle y dénonce l’asservissement de l’art au marché financier, l’effacement des écoles traditionnelles et la perte de la beauté spirituelle. Chroniqueuse à Radio Courtoisie et dans la presse, elle défend un retour aux fondamentaux : technique, harmonie, humanisme.

Écrivain, poète, romancier et éditeur né autour de 1980, Maximilien Friche est le fondateur des Éditions Nouvelle Marge et directeur de la revue Mauvaise Nouvelle. Ses œuvres – comme L’Impasse du salut (2015), Apôtres d’opérette (2020) – explorent la foi, la littérature engagée et une critique sociale dans une veine catholique et conservatrice. Collaborateur régulier de médias comme L’Incorrect ou Zone Critique, il anime aussi le Cercle Nouvelle Marge, un espace de rencontres intellectuelles et artistiques. Sur les réseaux (notamment Instagram et X @MaxFRICHE), il annonce régulièrement ces événements.

Pour cette soirée, il a interprété une tirade préliminaire de son roman d’amour – FOL-, adapté en pièce de théâtre sous forme de dialogue entre un auteur et un peintre – un moment fort qui a posé le ton littéraire et introspectif de la soirée.

Ces deux figures, déjà liées depuis des années (Aude de Kerros avait reçu Maximilien Friche sur Radio Courtoisie en 2016 pour parler de ses éditions), ont uni leurs forces pour créer ce rendez-vous hybride : mi-lecture, mi-débat, mi-performance artistique. Le résultat ? Une soirée où l’on a refait le monde de l’art et de la création, avec des voix discordantes face au mainstream, des harmonies musicales au luth, des textes d’Henri Michaux, et des réflexions sur Notre-Dame, Sollers, la peinture traditionnelle… Un vrai souffle de résistance culturelle !

La soirée du mercredi 14 janvier 2026 à la Galerie du Vert Galant s’est déroulée comme une véritable symphonie d’interventions croisées, où littérature, peinture, musique et critique d’art se sont entrelacées dans une ambiance chaleureuse et engagée. Après l’introduction par les co-organisateurs les invités ont pris la parole les uns après les autres, dans un ordre fluide et naturel, ponctué d’un intermède musical et de moments d’échange spontanés.

Un texte d’Henri Michaux a été lu à voix haute – un extrait introspectif et onirique tiré de Plume. Ce moment a apporté une respiration surréaliste et intérieure, contrastant avec les critiques plus frontales, et soulignant que la vraie création peut explorer les profondeurs de l’âme sans se soucier du marché.

Un intermède musical au luth, avec une composition personnelle inspirée du Cantique des Cantiques. Alex de Valera a insisté sur l’harmonie comme principe universel reliant musique, poésie et divin. La pièce, délicate et contemplative, a enveloppé la salle d’une atmosphère presque sacrée, reliant parfaitement les arts visuels et littéraires à la dimension sensorielle et spirituelle.

Yannick Gomez, a évoqué son livre sur Philippe Sollers et la musique (Sollers admirateur de Haydn et Mozart, mais dont les livres se vendaient parfois à… un seul exemplaire symbolique !). Cette intervention a mêlé anecdotes savoureuses, réflexion sur la solitude de l’écrivain authentique et liens entre littérature et musique classique – un écho parfait à l’harmonie du luth juste avant.

Marie Sallantine a contesté vigoureusement l’art en tant que système affaibli, dominé par les logiques financières et institutionnelles. En tant que peintre et auteure, elle a partagé ses réflexions sur la création véritable, ancrée dans l’intime et le spirituel, loin des modes et des galeries spéculatives. Son propos, incisif, a renforcé le message d’Aude de Kerros.

Marie-Noëlle Tranchant ;un moment fort : elle a évoqué l’incendie de Notre-Dame (2019) comme un acte fondateur de notre époque – la flèche qui s’effondre symbolisant la chute d’un monde ancien, mais aussi la possibilité d’une renaissance spirituelle et artistique. Son intervention, émouvante et symbolique, a touché profondément l’assemblée, reliant art, histoire et foi.

Jean-François De Bus (dessinateur de l’actualité) a présenté son travail quotidien : des dessins inspirés de l’actualité, réalisés chaque jour, avec déjà trois recueils publiés. Ses croquis satiriques ou visionnaires sur le monde contemporain ont apporté une touche immédiate et critique, montrant comment l’art peut réagir en temps réel aux événements.

Adrien Eyraud (peintre et pédagogue),Revenu après sept ans à l’Académie des Beaux-Arts de Saint-Pétersbourg, il a partagé son parcours et son projet ambitieux : créer une école de peinture en France pour transmettre les techniques traditionnelles (dessin d’après nature, composition classique). Il a commencé modestement avec 20 heures dans son atelier (Lux Aeterna), mais vise une vraie transmission maître-élève. Son intervention, pleine d’enthousiasme et de conviction, a incarné concrètement la réhabilitation des écoles prônée par Aude de Kerros.

Francis Vladimir Merino (poète et animateur littéraire, a présenté son livre récent qui sera traduit en catalan, et lu un extrait– une lecture concise mais intense. Il a aussi rappelé ses mardis littéraires au Café de la Mairie (place Saint-Sulpice), où il invite des auteurs pour des lectures courtes et conviviales. Son intervention a ajouté une note chaleureuse et communautaire.

D’autres invités comme Christine Sourgins (historienne de l’art, critique féroce de l’art contemporain qui dénonce sa financiarisation et son nihilisme) ; Frédéric Andreu (poète voyageur et conteur qui défend la souveraineté de la poésie) ; Sarah Vajda,(romancière et biographe (Barrès, Hallier)au style dense et ironique sur identité et histoire) ; Stanislas Bouvier,(peintre figuratif onirique, affichiste) ;Jean-Michel Leroy,( Jeune voix de l’édition indépendante),ont enrichi les échanges par des commentaires, questions ou interventions contribuant à un débat vivant sur l’art vrai vs l’art marchand, la beauté intemporelle et la résistance culturelle.

La soirée s’est terminée tard, autour d’un verre partagé, avec des discussions passionnées qui se prolongeaient sur le quai… Un vrai moment de communion artistique, loin des circuits officiels !

REPORTAGE EXLUSI DE LA REVUE DE PRESSE ET DOPINIONS . EMILIO PAGURA JOURNALISTE ADMINISTRATEURDE LA RPO ET NICOLE FIORAMONTI JOURNALISTE

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