SOIREE EXCEPTIONNELLE ORGANISEE PAR BALUSTRADE.LES TRAUMATISMES DE L ANTISEMTISME

LA REVUE DE PRESSE ET D OPINIONS SUR LE TERRAIN

SOIREE EXCEPTIONNELLE ORGANISEE PAR BALUSTRADE.LES TRAUMATISMES DE L ANTISEMTISME

Hier soir, le 10 décembre 2025, le Café de la Mairie (8 place Saint-Sulpice, Paris 6e) a vibré d’une énergie palpable et solidaire lors de cette rencontre littéraire organisée par Guilaine Depis, fondatrice de l’agence Balustrade. Animée avec maestria par Guilaine elle-même, cette soirée sur les traumatismes persistants de l’antisémitisme – de la Shoah au 7 octobre 2023 – a réuni une quarantaine de participants autour de deux ouvrages majeurs : Après la Shoah – Le traumatisme en héritage d’Emmanuelle Friedmann (Éditions Une Autre Voix, octobre 2025) et Jusqu’à sentir battre leur cœur de Maïa Brami (Éditions de l’Observatoire, octobre 2025).

L’événement, annoncé sur le site de Balustrade, a duré de 19h à 22h, alternant lectures émouvantes, témoignages crus et débats intenses, dans une ambiance à la fois intime et militante.

Guilaine Depis, dont l’engagement personnel est forgé par un choc d’enfance face à l’horreur de la Shoah (elle n’a de cesse de poser la question : « Comment cela a-t-il été possible ? »), a ouvert les échanges avec une sensibilité qui a immédiatement captivé l’assemblée. Parmi les figures notables, des psychanalystes ont apporté un éclairage précieux sur la transmission inconsciente des traumatismes, reliant les peurs irrationnelles (comme la claustrophobie ou l’angoisse des trains) aux mécanismes psychiques intergénérationnels. Un conseiller municipal de Neuilly-sur-Seine, non juif mais soutien fervent d’Israël, a témoigné de l’urgence d’actions locales symboliques, comme le drapeau israélien hissé sur la mairie de Neuilly pour affirmer une solidarité active contre la haine.

La soirée a été marquée par la présence chaleureuse de plusieurs auteurs phares de Balustrade, fidélité que Guilaine Depis chérit comme un pilier de son agence. Parmi eux : Laurent Benarrous, avocat et romancier, auteur du premier roman hilarant et bouleversant Tintamarre (Éditions La Route de la Soie, avril 2024), une quête autobiographique d’identité juive laïque et résiliente dans une France multiculturelle, née des rues tumultueuses de Villejuif.

À ses côtés, Adriana Langer, radiologue à l’Institut Curie et plume délicate des nouvelles, dont Guilaine a lancé le premier recueil Oui et non (Éditions Valensin-David Reinharc, 2017) – un florilège d’instants suspendus entre amour et vie ténue.

Enfin, le grand psychiatre Thierry Gineste, un des coups de cœur les plus profonds de la vie professionnelle de Guilaine, était présent avec son épouse Pascaline. Auteur du livre de référence Victor de l’Aveyron : Dernier enfant sauvage, premier enfant fou (Fayard, 2011 ; initialement Le Sycomore, 1981), un recueil exhaustif de documents historiques sur le cas pionnier de la psychiatrie naissante, Thierry a enrichi les débats de son expertise sur la construction du psychisme au croisement de nature et culture – un écho poignant aux thèmes de transmission traumatique.

Ces présences ont transformé la soirée en un cercle vivant, où les échanges ont fusé avec authenticité.

Emmanuelle Friedmann a présenté son ouvrage comme une « fiction vérité » reconstruite à 99 % à partir de sa propre histoire – fille d’un enfant caché, elle a interrogé 30 descendants pour cartographier les silences familiaux. Elle a exploré la transmission intergénérationnelle : peurs irrationnelles héritées (claustrophobie découverte brutale de la judaïté (par la religion, l’humour, le militantisme, ou sans halakha stricte), et le réveil post-7 octobre chez les Juifs assimilés, rappelés à leur identité par la violence. « Devoir actif de mémoire : réussir, militer, ne pas mener une vie banale pour honorer les morts », a-t-elle martelé, soulignant le paradoxe des 3e et 4e générations – plus traumatisées , mais affirmées et combatives

Maïa Brami a suivi, son livre qualifié par Guilaine de « talent littéraire hors norme ». Franco-israélienne par sa fille, héritière d’une famille décimée dans la Shoah (son grand-père Emanuel Proweller, survivant des pogroms), elle a décrit le 8 octobre comme un retour aux « années 1930 ». Son « tombeau » pour les 320 femmes violées, mutilées et assassinées le 7 octobre dénonce le déni mondial et la charte génocidaire du Hamas, parallélisant les viols des camps nazis. Objectif : faire ressentir l’horreur pour raviver l’humanité, interrompre la chaîne traumatique par la fierté juive et le militantisme, sans victimisation éternelle.

Cette soirée d’échanges, réussie au-delà des mots par Guilaine Depis, a été sublimée par la présence de ses auteurs – Laurent Benarrous, Adriana Langer, Thierry Gineste et Pascaline –, qui ont tissé des liens fraternels, rebondissant sur les thèmes avec leurs propres expériences. Les débats, nourris par les psychanalystes et le conseiller de Neuilly, ont culminé sur un espoir résolu : transformer le trauma en action. Pourtant, un malaise profond a traversé les Juifs présents et leurs amis : le travail de désinformation médiatique et politique, qui érige les Juifs en bourreaux tout en occultant la volonté explicite du Hamas d’éradiquer les Juifs. Cette inversion victimaIre, dénoncée comme un poison, a été pointée du doigt vers La France Insoumise, accusée de complaisance antisémite rampante qui fracture la République. Ce choc renforce la vigilance : honorer les victimes par la vérité, non par le silence. Une soirée inoubliable, où Balustrade s’affirme comme un rempart de lumière dans la tempête.

REVUE DE PRESSE ET D OPINIONS REPORTAGE EXCLUSIF NICOLE FIORAMONTI

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