AU THEATRE DES DEUX ÄNES REGIS MAILHOT EVOQUE LES NOUVEAUX RIDICULES

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LA REVUE DE PRESSE ET D OPINIONS SUR LE TERRAIN

Au Théâtre des Deux Ânes, temple historique du rire corrosif parisien, Régis Mailhot reprend Les Nouveaux Ridicules avec la jubilation d’un sniper qui vient de recharger son arme. Et quel carton ! Créé à Avignon, rodé en tournée, le spectacle cartonne encore en 2026 (prolongations jusqu’au 25 avril), preuve que le public a toujours soif d’un humour qui ne demande pas l’autorisation avant de tirer.

Mailhot, neveu de Jacques Mailhot (le chansonnier des Grosses Têtes), a ça dans le sang : l’art de pointer du doigt la bêtise avec un sourire en coin et une lame bien affûtée. Dans Les Nouveaux Ridicules, il ne fait pas dans la dentelle. Il passe au vitriol notre époque « instagrammée », où le second degré est devenu une température rare et où tout le monde se prend pour un aristocrate de la vertu.

Al-Qaïda du radis bio, féministes en niqab, altermondialistes en Stan Smith bobos en velos ou Suv, wokes en uniforme de pensée unique, politiciens en col roulé qui vendent de la tolérance sans jamais en fournir l’échantillon, antiracistes « pas blanc blanc », épidémiologistes de TikTok… Personne n’est épargné. Pas même lui : Mailhot se moque gentiment de son propre décalage avec cette société percluse de suffisance et d’autocensure.

Régis Mailhot, né en 1977 en Auvergne et élevé à Nantes, est l’un des derniers vrais satiristes à la française. Chroniqueur star du Fou du roi sur France Inter aux côtés de Stéphane Bern (2006-2011), puis sniper quotidien sur RTL, pilier de La Revue de presse sur Paris Première, il a construit sa réputation sur un humour acéré, sans filtre et sans concession. Après des spectacles à succès comme Le Rapport Mailhot ou Les Nouvelles Pigeonnades (plus de 70 000 spectateurs), il incarne aujourd’hui la résistance joyeuse d’un art qui refuse de se soumettre au politiquement correct. À 49 ans, il reste ce « sale gosse de l’humour » qui croque l’actualité avec une ironie tranchante et une liberté de ton devenue rare.

Le génie du spectacle ? Il ne donne pas de leçons. Il ne distribue pas de bons points. Il épaissit le trait, montre l’absurdité, et laisse le public rire aux éclats en se disant : « il a raison… et moi aussi j’ai un peu honte. » C’est du Molière moderne, version stand-up décapant : les nouveaux Tartuffes sont partout, et ils ont troqué l’hypocrisie religieuse contre l’hypocrisie morale et idéologique.

Dans une France où la liberté d’expression ressemble parfois à un parcours du combattant semé d’embûches judiciaires et de lynchages numériques, Mailhot fait office de bouffée d’oxygène. Il rappelle que rire des ridicules n’est pas de la haine, c’est de l’intelligence. Et que le vrai danger, c’est quand on n’a plus le droit de se moquer.

Si vous avez envie d’une soirée où vous allez rire jusqu’à en avoir mal aux abdos, sans vous sentir coupable d’avoir pensé librement, foncez au Théâtre des Deux Ânes. Courrez-y même, comme le disait si bien un critique : « avant qu’il ne soit interdit ».

Régis Mailhot ne fait pas que du spectacle. Il fait de la résistance joyeuse. Et en ce moment, ça n’a pas de prix.

Réservez vite : https://www.2anes.com (places qui partent comme des petits pains… ou comme des radis bio chez les nouveaux aristocrates). UN MOYEN SÜR DE DEFENDRE LA LIBERTE D EXPRESSION.

ARTICLE EXCLUSIF DE REVUE DE PRESSE ET D OPINIONS NICOLE FIORAMONTI

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